3A cours vendredi 2/5

Publié le par faberfort

SV s4 p.106 Savoir analyser un dialogue argumentatif et l’expression de sentiments complexes.

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  • Le soldat allemand est envoyé « sur le front russe » ( ligne 3 ).
  • Au début du récit, le narrateur n’éprouve aucune pitié envers son gardien car il « souhaite sa mort » (ligne 8).

Deux personnages face à face

  1. Les personnages sont désignés par les pronoms personnels « il » et « je », ce choix est surprenant car il provoque la répétition et la confusion du lecteur.
  2. On peut penser que les paroles sont prononcées par le soldat car il a pour ordre de les tuer. L’auteur laisse planer ce doute pour donner un minimum de compassion à ces deux ennemis.
  3. a. Les verbes de parole ne sont pas variés car il s’agit toujours du verbe « dire » qui est utilisé

b. Il porte son attention sur l’information et non pas sur le ton.

4. La question « Je souhaite sa mort ? » est adressée au narrateur lui-même. Le déporté se parle à lui-même. La répétition de cette question indique qu’il s’interroge sur ses propres sentiments : est-il capable d’en vouloir assez à un homme pour vouloir sa disparition ? Il ressent une émotion mitigée, le doute, la confusion.

5. « vivre » est interprétable comme survivre à la guerre tandis que « s’en sortir réellement » signifie se remettre de la guerre sans séquelles, être capable de se réadapter à une vie en société normale.

6. Jorge Semprun s’interroge sur l’humanité de chacun et la possibilité du pardon à travers la simple figure de style qu’est l’énumération (enchaînement d’action par juxtaposition) / la répétition d’une même structure « sujet+verbe », qui lui permet d’être neutre.

p. 107 Savoir employer des exemples pour illustrer un argument

L’auteur explique qu’il croit en une origine profonde, en l’homme où s’enracine la liberté humaine, capable de produire le Bien et le Mal […] …D’où l’impossibilité de décréter l’inhumanité du Mal…A Buchenwald, les S.S., les Kapo, les mouchards, les tortionnaires sadiques, faisaient tout autant partie de l’espèce humaine que les meilleurs, les plus purs d’entre nous, d’entre les victimes…

1. L’exemple

2. La thèse : l’humain porte en lui le Bien comme le Mal

3. L’explication, le développement

4. Conséquence de la thèse

5. L’antithèse : l’humain est né « neutre » et c’est la société qui le formate

Pour étayer (= soutenir) vos arguments et convaincre votre interlocuteur, vous devez donner des preuves : des exemples, tirés de la vie quotidienne ; des faits historiques ; des faits scientifiques ; ou des citations.

SIV s5 p.108 Analyser les raisons qui poussent le narrateur à témoigner

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  • Le narrateur se trouve chez son ami Pat et Yann Dessau est le fiancé de Jeanine (introduction l19 à 20). « Yann Dessau était le fiancé de Jeanine. » (l19) et « Dans ce passage, quelques mois après sa libération, il rend visite à un vieil ami, Pierre-Aimée Touchard. » (introduction).

La difficulté à raconter son histoire personnelle

1.Jeanine se met à pleurer lorsqu’elle voit le narrateur parce que pour elle il est un revenant, un revenant du camp de concentration et elle espère surtout que son fiancé pourra lui aussi revenir. « Elle m’a vu, elle s’est figée sur place. Comme si elle avait vu un revenant… » (l.8 à 9).

2.Habituellement un revenant est un fantôme qui revient hanter le monde des vivants. Jorge Semprun lui donne comme sens celui de survivant.

3.a) Au début du texte le narrateur ne veut pas raconter son histoire parce qu’il n’est pas en état de répondre aux questions que lui pose son ami. «Sans doute a-t-il senti que je n’étais pas encore en état de répondre. » (lignes 3-4)On sait également qu’il parle pour la première et la dernière fois comme il est dit ici « J’ai parlé pour la première et la dernière fois » (ligne 28) Pour finir on sait qu’il n’avait pas prévus de parler « alors sans l’avoir prémédité, sans l’avoir pour ainsi dire décidé » (Ligne 21) b) L’attitude de ses interlocuteurs qui permet à l’auteur de parler sont la patience d’avoir attendu les personnes revenant des camps de concentration, leur absence de questions. « J’ai commencé à parler. Peut-être parce que personne ne me demandait rien » (lignes 22-23)

4.Les silences et les milliers de cris étouffés représentent tous les déportés qui ont été tués dans les camps de concentration. (Les déportés qui furent tués, presque sans laisser de traces)

  1. a. Le récit du narrateur dure longtemps, au moins une nuit entière : « j’ai parlé jusqu’à l’aube » (l.29-30) b. cette durée est traduite par : une gradation dans les qualificatifs de la voix : « rauque, se brise, à en perdre la voix » (gradation = une énumération dans laquelle on passe du plus faible au plus fort, en crescendo)

6.

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